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Les vestiges de la citadelle Miko

Les vestiges de la citadelle Miko

Vous trouvez la citadelle Mikó à environ dix minutes de marche depuis la gare de Miercurea Ciuc dans le județ de Harghita. C’est un bloc massif. Il représente aujourd’hui le bâtiment de style Renaissance le mieux conservé de toute la région de Secuime. Il fait souvent un froid glacial dans les rues de cette ville entre novembre et mars. Gabriel Bethlen a donné ce terrain au conseiller Ferenc Mikó au début du XVIIe siècle pour y construire une résidence fortifiée qui a fini par brûler presque tout de suite après sous les assauts des troupes turco-tatares en 1661.

Les documents officiels mentionnent la forteresse pour la première fois en 1631. Elle a changé de mains à plusieurs reprises avant de finir en cendres. Le juge suprême Damokos Tamás l’a possédée un temps. Petki István l’a rachetée en 1659.

Les reconstructions militaires

Ne cherchez pas de fioritures architecturales ici. L’endroit a été pensé pour la guerre. Le général autrichien Stephan Steinville a dirigé une reconstruction totale dans la première partie du XVIIIe siècle. Son nom est gravé dans la pierre juste au-dessus du portail principal. Les Autrichiens avaient besoin d’un point d’appui solide pour bloquer les incursions régulières qui arrivaient par le col de Ghimeș à l’est. Ils ont ajouté quatre gros bastions équipés de meurtrières et un dépôt pour la poudre à canon.

Et le bâtiment a logiquement servi de caserne dans la foulée. Les troupes impériales y ont dormi jusqu’en 1764. Les régiments locaux sicules ont pris le relais jusqu’à la révolution de 1848. Les rebelles ont carrément installé leur quartier général local dans ces murs froids pendant le soulèvement. Une fois la révolte écrasée, la citadelle est redevenue la simple résidence du commandant. L’armée hongroise s’y est installée à partir de 1873. L’armée roumaine a finalement occupé les lieux après 1918.

Le musée sicule et la cour intérieure

Le Musée Szekler occupe les salles depuis la fin d’un long chantier de restauration en 1970. Vous marchez sur des planchers qui grincent parfois pour voir les cinq expositions permanentes. Le musée organise aussi plus de dix expositions temporaires chaque année. Mais l’intérêt principal reste la vaste cour intérieure rectangulaire. Les habitants de Miercurea Ciuc y viennent en été quand la ville installe une scène pour des concerts sous les vieilles fenêtres de la garnison.

Juste derrière le mur arrière se trouve le musée du village. Les maisons paysannes en bois ont été démontées dans les campagnes environnantes pour être alignées ici en plein air.

À l’avant du complexe, le chemin d’accès traverse un petit parc. Deux statues s’y font face. Le poète hongrois Sándor Petőfi et le révolutionnaire roumain Nicolae Bălcescu.

Texte adapté et photos reprises de l’ancien site turism-transilvania.ro, via les archives Internet Archive.

Photo : Andrei Stroe, via Wikimedia Commons