Le froid commençait vraiment à piquer à Brașov. Vous connaissez sans doute la Première École Roumaine si vous avez ouvert un guide touristique. Mais collée à l’église Saint-Nicolas, on trouve une annexe que presque tout le monde ignore. C’est le musée Tudor Ciortea. Pas d’écrans tactiles ni de scénographie compliquée. Juste quelques petites pièces remplies d’objets que le gardien vous laisse observer dans un silence total.
L’adresse exacte et la façade
L’édifice d’origine a été construit en 1495. Il a été retapé au 18e siècle avec des murs rose pâle et un toit en tuiles rouges assez banal pour la région. Le porche tient sur trois colonnes épaisses. L’entrée se trouve au numéro 2-3 de la Piața Unirii. Prévoyez l’appoint. Ce ticket unique vous ouvre les portes de tout le complexe.
Les objets personnels du compositeur
Tudor Ciortea a laissé une trace importante dans l’histoire musicale du pays. L’endroit ressemble surtout à un grenier figé dans son jus. La pièce centrale est une pinolă. C’est un vieil instrument traditionnel. Ne me demandez pas du tout comment on l’accorde ni comment on en joue. Et puis il y a cette lithographie originale de l’opéra Œdipe. Le surveillant des salles m’a affirmé qu’il n’en reste que cinq exemplaires dans le monde. Elle est simplement posée là sous une lumière un peu jaune.
Manuscrits et vieux gramophone
Le plancher en bois craque énormément. Des piles de partitions jaunies s’entassent sous vitrine. Un gramophone massif trône dans un coin de la pièce. Vous remarquerez aussi des icônes peintes directement sur du verre. Il n’y a pas de panneaux explicatifs interminables pour justifier la présence de chaque objet. On regarde simplement ces affaires qui ont appartenu à un musicien.
Les autres salles de la cour
Sortir de cette section permet d’explorer le reste du site. Vous tomberez sur l’exposition consacrée aux Junii Brașoveni. Les jeunes de ce quartier spécifique ont toute une tradition liée à des défilés à cheval au printemps. On trouve aussi des espaces dédiés à Nicolae Titulescu et Ion Colan. La salle de la collection Ex Libris ferme souvent une demi-heure avant le reste du bâtiment. Donc allez-y en priorité si les livres anciens vous intéressent.
Texte adapté et photos reprises de l’ancien site turism-transilvania.ro, via les archives Internet Archive.
