Transylvania
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Musée municipal d’Histoire – Palatul princiar Aiud

En plein centre-ville, cette citadelle détonne un peu au milieu du trafic moderne. On l’appelle souvent le Palais Princier ou le Château Bethlen. À l’intérieur, vous trouvez un musée archéologique massif qui retrace le passé de la région sans aucun artifice. C’est brut.

L’architecture de l’enceinte

La façade porte les stigmates des siècles passés et l’enduit s’écaille par endroits. Trois tours dominent l’enceinte, dont une très haute qui s’étire en pointe bien au-dessus des autres toits de la ville. Ce bloc gothique tardif a d’abord été conçu pour encaisser des sièges. L’accès se fait par un passage voûté particulièrement étroit et sombre. Et dire que c’était la porte principale.

L’aile est s’élève sur trois niveaux alors que le côté ouest n’en compte que deux. Les bâtisseurs ont triché sur les proportions intérieures pour réussir à aligner les toitures à la même hauteur depuis la cour.

Les origines de la collection

Benke Ferencz a rassemblé les premières pièces en 1796. Ce professeur du Collège Académique Bethlen voisin voulait créer un cabinet de raretés. Il a fini par poser les bases de la plus ancienne institution de ce type dans le pays. Le musée a ensuite migré définitivement derrière ces murs de pierre. La poussière visible sur certaines vieilles vitrines rappelle d’ailleurs cette époque lointaine.

Les galeries archéologiques

Le rez-de-chaussée et l’étage abritent environ 30 000 objets. L’inventaire est gigantesque. Vous marchez à travers des espaces dédiés aux outils néolithiques avant de tomber sur les reliques des tribus daces. Il y a des pointes de flèches noircies et des poteries rudimentaires exposées le plus simplement du monde. Sans grands écrans interactifs ni effets de lumière spectaculaires.

Les Gépides et les Avars ont aussi laissé des traces de leur passage lors des invasions. Les cartouches explicatifs sont parfois uniquement imprimés en roumain, préparez votre application de traduction sur le téléphone si vous voulez saisir toutes les nuances des fouilles locales.

Le détour par l’Océanie

Mais la salle la plus inattendue n’a absolument rien à voir avec la Transylvanie. Au milieu des artefacts régionaux, une collection ethnographique complète venue de Papouasie-Nouvelle-Guinée occupe tout un espace. C’est Samuel Fanichel qui a ramené ces objets au XIXe siècle. Il a voyagé loin. Le château se trouve juste là, collé à la route européenne E81. Prenez le temps de marcher autour de l’enceinte extérieure avant de chercher le guichet. Le billet d’entrée ne se paie souvent qu’en espèces. Venez avec l’appoint.

Texte adapté et photos reprises de l’ancien site turism-transilvania.ro, via les archives Internet Archive.