Il y avait des ouvriers qui s’affairaient autour de l’ancien Collège Pédagogique Gheorghe Şincai. C’est là que le Musée d’Histoire Augustin Bunea va finir par s’installer. Très bientôt, espérons-le.
L’institution n’a pas arrêté de faire et défaire ses valises depuis sa création en 1939. Le Palais Culturel au début, puis le château de Geoagiu Bogdi en 1974. Après la chute du communisme, la collection a atterri au Clubul tineretului. L’endroit prenait l’humidité et n’était pas du tout adapté pour conserver des antiquités. Donc la direction a décidé de tout fermer au public.
Les collections sous clé
Les 1 500 objets dorment dans des caisses en attendant la fin des travaux. Les pièces remontent loin. Vous y trouverez des céramiques du Néolithique qui prouvent que des agriculteurs thraces cultivaient déjà cette terre entre le VIe et le IIe siècle avant notre ère. On a aussi retrouvé des vestiges dans des nécropoles scythes du coin.
Mais la grosse curiosité reste la presse d’imprimerie originale qui a servi à tirer le tout premier Nouveau Testament à Alba Iulia en 1648 avec ses énormes caractères en bois usés par l’encre et la pression.
Livres anciens et icônes
Le Straşnic de 1753 est le plus vieux livre imprimé à Blaj. Le musée garde le registre typographique d’origine juste à côté sur une étagère.
La section religieuse comprend une quarantaine d’icônes peintes sur bois. Celle de l’Assomption de la Vierge signée Iacov Zugraf en 1747 se démarque par ses couleurs encore vives. Et puis il y a la croix personnelle d’Avram Iancu. Les Roumains attachent une grande importance à cet objet qui date de la révolution de 1848. Le morceau de la Pierre de la Liberté repose dans la même vitrine.
Comment s’organiser
Le lieu n’accepte aucun visiteur pour le moment. Il faudra patienter jusqu’à l’inauguration officielle sur la rue Vasile Suciu pour voir tout ça.
Gardez cette adresse en tête si vous prévoyez un passage dans le județ d’Alba l’année prochaine. Blaj est une petite ville où on fait vite le tour.
Texte adapté et photos reprises de l’ancien site turism-transilvania.ro, via les archives Internet Archive.
