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Le lac Bâlea : accès, périodes idéales et ce qu’il faut savoir

Le GPS affiche 2 034 mètres d’altitude. L’air est vif. En sortant de la voiture sur le grand parking bitumé, le vent froid surprend même en plein mois d’août. Le lac Bâlea se trouve juste là, entouré par les parois rocheuses des monts Făgăraș. L’eau y est sombre, presque noire sous certains angles, avec une température qui dépasse rarement les quelques degrés. La route Transfăgărășan vous dépose littéralement sur ses berges après une heure de virages en épingle. C’est très pratique. Mais cela signifie aussi que l’endroit est saturé de monde en pleine journée.

L’eau et la pierre

La cuvette du lac s’étend sur 360 mètres de long. Les glaciers ont creusé ce bassin il y a des milliers d’années avant de fondre. Aujourd’hui, la zone entière est classée réserve naturelle. Vous marchez sur des petits sentiers de terre. Il y a un vendeur de fromages fumés juste avant d’arriver au bord de l’eau qui demande 35 lei pour une petite meule. La profondeur atteint onze mètres au centre. La baignade est interdite de toute façon. Vous entendrez probablement siffler des marmottes cachées entre les gros blocs de pierre le long des crêtes.

La randonnée vers les sommets

À partir de juin, la neige fond suffisamment pour dégager les chemins d’altitude. La plupart des marcheurs viennent ici pour entamer l’ascension vers le mont Moldoveanu. Le départ grimpe sec dès les cent premiers mètres. Prenez de vraies chaussures de marche. Les vastes étendues herbeuses jaunissent très vite à l’approche du mois d’octobre. Si vous descendez un peu plus bas dans la vallée vers le nord, vous tombez sur la cascade Bâlea. L’eau y chute lourdement le long de la pente rocheuse.

Quand la route ferme en hiver

Et puis fin octobre, la neige bloque complètement la route Transfăgărășan. Les autorités baissent les barrières dans la vallée. Le seul moyen de monter devient alors le téléphérique qui part de la cascade. Le trajet dure une dizaine de minutes. En haut, tout est figé. Depuis 2006, des ouvriers découpent d’énormes blocs directement dans le lac gelé pour construire un hôtel éphémère. Le comptoir du bar et les cadres des lits sont taillés à la tronçonneuse dans la glace brute. Une nuit coûte environ 100 euros. Il faut réserver dès le mois de septembre car les places partent vite.

Stationnement, vent et météo

Le parking principal près du lac est une vraie épreuve pour les nerfs les week-ends d’été. Il coûte 10 lei de l’heure. Pensez à retirer de l’argent liquide à Sibiu ou Curtea de Argeș avant de monter. Le réseau mobile passe mal près du chalet Bâlea et les terminaux de carte bancaire des petits cabanons tombent souvent en panne.

L’accès par le téléphérique en hiver demande de la marge dans votre planning. Les cabines ne circulent pas dès que les rafales de vent dépassent une certaine vitesse. Il arrive fréquemment de devoir patienter une heure ou deux à la station inférieure en attendant une accalmie.

L’altitude pardonne peu les erreurs d’équipement. La température chute de dix degrés en quelques minutes si un nuage s’accroche aux crêtes des monts Făgăraș. Un simple t-shirt ne suffira pas. Prenez toujours une veste coupe-vent dans votre sac, même si le soleil tape fort dans la plaine de Transylvanie le matin de votre départ pour la montagne.