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Monastère de Lupșa

Monastère de Lupșa

Vous trouvez le monastère de Lupșa juste au bord de cette chaussée dans le județ d’Alba. Le complexe actuel comprend plusieurs grands bâtiments récents. Mais l’église d’origine est toujours là au centre de la cour.

L’édifice du boyard Stanislav

La construction initiale date de 1420. Le boyard Stanislav a financé les travaux avec sa famille. Le bâtiment d’origine était minuscule et les villageois s’y entassaient pour prier Saint Nicolas. Et pour régler leurs litiges fonciers sous le porche en bois qui servait de point de rassemblement naturel pour toute la vallée. L’édifice a gardé ses proportions humbles malgré les siècles.

Un siècle de culte imposé

Les soldats de l’Empire des Habsbourg ont expulsé les derniers moines orthodoxes en 1820. La communauté gréco-catholique a alors pris le contrôle exclusif du site. Ils ont occupé les lieux pendant 128 ans. L’évêque Petru Paul Aron avait d’ailleurs fait classer le bâtiment comme monument historique quelques décennies plus tôt pour empêcher sa démolition par les autorités impériales qui détestaient ces structures en bois impossibles à surveiller correctement pour la collecte des impôts locaux. Les orthodoxes ont finalement récupéré le terrain en 1948.

Peintures d’origine et rajouts récents

Vous entrez aujourd’hui par un pronaos qui n’existait même pas avant 1810. Cherchez les petites icônes du XVIIe siècle accrochées près de l’autel. La fumée des cierges les a complètement noircies avec le temps. Les grandes fresques murales très colorées datent d’une rénovation menée en 1993. Ça donne un contraste assez brutal avec les poutres anciennes. Les moines ont aussi construit une grande cuisine commune pendant ces travaux et vous pouvez entendre le bruit métallique des casseroles si vous passez vers midi.

Les ateliers d’hiver

Les villageois venaient s’abriter dans les annexes en bois pour apprendre la peinture sur verre. Cet artisanat local nécessitait des pigments importés qui coûtaient une fortune à l’époque. Les moines utilisaient ces mêmes pièces mal chauffées pour donner des cours de chant aux futurs prêtres de la région.

Se garer sur la DN75

Vous devez laisser votre voiture sur le terre-plein poussiéreux le long de la route principale entre Câmpeni et Turda. Les gros camions chargés de troncs d’arbres passent souvent à toute vitesse à quelques mètres du mur d’enceinte. L’entrée est totalement gratuite. Il n’y a pas de guichet ni de panneau officiel avec les horaires d’ouverture à la porte principale. Poussez simplement le portail s’il est déverrouillé.

Texte adapté et photos reprises de l’ancien site turism-transilvania.ro, via les archives Internet Archive.

Photo : Mircea Rareș Țetcu, via Wikimedia Commons